Atelier : Un réseau de Tiers-Lieu(x) en Dordogne

Dans le cadre du petit RAMDAM des Tiers-lieux périgo·u·rdins, l'atelier “Réseau de Tiers Lieux” traitait plus précisément de l'opportunité et du besoin de créer un réseau pour fédérer ou rassembler les Tiers Lieux en Dordogne. Les différentes thématiques ayant émergée lors de la réflexion commune sont les suivantes :

  • Réseau de Tiers Lieux
  • Mise en place du lien entre les Tiers lieux = facilitateur ? Qui ? Quoi ? Comment ?
  • Réseau Tiers Lieux 24 : Quel rôle ? Quelle coordination ? Mise en commun compétences
  • Structuration Réseau : Quel sens ? Quoi mutualiser ? Quel fonctionnement ?

Point de vigilance : gouvernance : le collectif pour validation

Avant toute discussion, un point de vigilance à été débattu le caractère collectif de ce réseau de tiers lieux et les probables difficultés de prendre des décisions rapides. A partir du moment où le projet implique plusieurs collectifs, plusieurs personnes, parfois des mix entre personnes physiques et morales, intérêts personnels et collectifs, les décisions deviennent plus délicates à prendre. Il conviendra donc de faire attention à donner et à maintenir une légitimité à cette initiative. L'atelier “facteurs et indicateurs de réussite” pourrait nous y aider.

Outils collaboratifs

Les outils collaboratifs sont de manière générale plébicités comme vecteurs des différentes fonctions du réseau. Mais cela reste des outils. Avant de savoir lesquels utiliser et dans quel contexte, nous devons évoquer les besoins, les envies, les moyens, la plus value d'un tel réseau.

Répertoire de ressources et de compétences

Une des fonctions du réseau pourrait être d'évaluer et de maintenir à jour une base de données des ressources, des espaces, du matériel existant au sein des Tiers lieux, et pouvant être partagé. Cette base de données pourrait concerner :

  • Les espaces disponibles. (postes de travail, salle de réunion, salle de formation, atelier, gîte, …) avec une qualification précise sur la surface, la destination envisageable, la locatisation, les tarifs..
  • Du matériel (matériel informatique, visio proj, outils, matériel pour des événements, matériel spécifique à des métiers, tables de massage, éclairages audio-visuel, etc.. Avec là aussi une qualification sur les conditions de partage, la localisation..
  • D'autres ressources auquelles nous n'avons probablement pas pensé

De la même manière, cette base de donnée pourrait permettre de référencer les compétences existantes au sein du réseau de Tiers Lieux. Cela pourrait commencer basiquement par la liste des coworkers et membres des différents tiers lieux.

A noter que cela représente un travail conséquent, notamment pour mettre en place les outils et la base de données, afin que l'ensemble soit suffisamment simple et intuitif pour que tout le monde puisse se l'approprier, seule manière de garantir que les données restent à jour. Si les données ne sont pas mise à jour régulièrement, l'intérêt de l'outil devient en effet quasi nul. Cet outil doit également permettre une consultation simple et efficace.

Communication, visibilité

Autre piste de réflexion importante : le réseau devrait permettre d'obtenir une meilleure visibilité pour l'ensemble des Tiers lieux le composant.

  • en mutualisant des compétences en communication (réseaux sociaux notamment)
  • en relayant les événements (par exemple avec une page facebook)
  • en réfléchissant ensemble à une manière de rendre cohérente et simple d'accès la communication sur le concept de Tiers Lieux. Il a été évoqué l'élaboration et la mise à disposition de kit de communication, de valise pédagogique commune, dans laquelle les nouveaux Tiers Lieux notamment pourraient piocher pour y trouver des éléments de communication, des modèles de support, des pitchs, .. Chaque Tiers Lieux étant bien entendu autonome et singulier dans sa manière de communiquer.

Mobilité

Un autre point abordé est celui de la mobilité des coworkeurs dans le réseau de Tiers Lieux. Idéalement, un coworkeur adhérant d'un des Tiers lieux devrait pouvoir, ponctuellement au moins, accéder aux autres Tiers Lieux du territoire. Cela pose plusieurs questions :

  • La question des tarifs, très hétérogènes dans le réseau
  • La question de la disponibilité des espaces.

Sur le principe, tout le monde était d'accord pour dire que c'était une vraie plus-value, mais que cela ne concernait pour autant pas tous les coworkeurs. Certains étant plus mobiles que d'autres.

Il a été vaguement évoqué quelques pistes sur la question des tarifs et d'une manière de compenser la présence d'un coworkeur sur un Tiers Lieux qui n'est pas le sien.

  • rétro-cession d'une partie de la cotisation d'un coworkeur depuis son espace d'attache à l'espace occupé. (compliqué et lourd à mettre en oeuvre)
  • contribution des coworkeurs à une “option mobilité” lui donnant accès à quelques jours de mobilité par mois, par an..? versé à la tête de réseau, celle ci s'occupant ensuite de rétribuer les tiers lieux ainsi occupés.
  • Mise en place d'un tarif préférentiel.

Un coordinateur ou animateur "tournant"

Pour maintenir la cohésion, faciliter la communication entre les lieux, soulager les gérants d'espace sur la partie animation, il parait pertinent d'envisager un facilitateur ou coordinateur qui pourrait passer un peu de temps sur chaque espace. Se posent pour cette idée de nombreuses questions :

  • Quel profil ? Animateur, facilitateur, coordinateur
  • Quelle(s) mission(s) ? Clairement pas celle de se subtituer à la gestion des espaces, mais plutôt de venir en soutien, d'animer, de coordonner, de diffuser l'information
  • Quel financement ? Il a été évoqué la légitimité d'obtenir des subventions durables pour ce poste. Ou alors de faire supporter par l'ensemble des Tiers Lieux du réseau le coût de ce salaire, avec toutes les difficultés que l'on imagine. Un contrat aidé ou un service civique pourrait être imaginé.

Lien avec les autres ateliers du petit ramdam

D'autres besoins ou idées ont émergé des autres comptes rendus d'ateliers, notamment l'atelier “échanges et accompagnement” qui met en avant des besoins très proches (mutualisation de formations, groupement d'intérêt économique, ..)

Valorisation et financement

Après toutes ces belles idées, un point de vigilance est apparu en rouge gras corps de texte 78 : Le réseau OK, mais comment valoriser le travail bénévole, et comment assurer le financement et l'autonomie économique d'un tel projet ?

Les gérants d'espace donnent déjà beaucoup de leur temps pour assurer la survie de leur propre tiers lieux, et s'imaginent mal dégager plus de temps pour un projet collectif supplémentaire.

Il s'agira donc de trouver un modèle économique viable pour un tel réseau, incluant une valorisation du temps bénévole des membres actifs.

Parmis les pistes de financement durable :

  • Participation des Tiers Lieux (quote part des adhésions des coworkeurs ? Adhésion des Tiers lieux eux même ?)
  • Prestations de service (accompagnement entrepreneurs, formations, groupement d'intérêt économique)
  • Accompagnement de nouveaux Tiers Lieux (délégation locale de l'actuelle mission de la coopérative des Tiers Lieux)
  • Evénementiel
  • En phase d'amorçage : AMI Réseau de tiers lieux de la région, conjointement avec une subvension d'une collectivité locale (agglo du grand périgueux ?)
  • Pour certains projets spécifiques, comme le répertoire des ressources et compétences : FEDER ou AMI innovation

Que faire maintenant ? Il a été évoqué la nécessité de créer d'ors et déjà une structure de préfiguration, rapidement, qui poserait les bases de ce réseau et permettrait surtout d'amorcer concrétement sa création.

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  • Dernière modification: 20/10/2018 23:05