Atelier : Facteurs et indicateurs de réussite

Contexte

Dans le cadre du Petit Ramdam des Tiers-Lieux Périgo·u·rdins, l'atelier “Facteurs et indicateurs de réussite (d'un Tiers-Lieux)” traitait des moyens d'évaluer la réussite (ou l'échec) d'un Tiers Lieux. Les différentes thématiques ayant émergé lors de la réflexion commune sont les suivantes :

  • Quels facteurs / critères de réussite (et d'échec) lors de la création d'un Tiers Lieux.

Compte-rendu de l'atelier

Définitions

L'atelier était initialement intitulé “Indicateurs et facteurs de réussite”, mais une discussion préalable a mis en avant le fait que les indicateurs était en fait des moyens d'évaluer un projet, souvent demandé par des observateurs externes (banques, collectivités). Sorti de ce contextes, ils ne sont réellement intéressants que s'ils découlent des facteurs.

Facteurs de réussite

Initiation du projet

Très important, un cadrage méthodologique pour ne pas s'éparpiller.

Humain : qui porte ?

Les qualités et compétences de la personne ou du collectif portant le projet sont un facteur déterminant. Parmi les compétences nécessaires, il a été relevé :

  • Compétence administrative
  • Compétence de gestion
  • Communiquant (extraversion ET introversion) : capacité à rêver et capacité à exprimer ces rêves et à les communiquer
  • Dans le cadre d'un collectif : clarté sur l'engagement de chacun, bénévolat “en conscience”, pour éviter les frustrations au delà des premières semaines lorsque l'énergie collaborative s’essouffle.
  • Connaissance du territoire

Autres facteurs déterminants

Au delà des qualités intrinsèques du ou des porteurs de projet, il est important que le projet :

  • soit soutenu par une collectivité locale ou une institution
  • soit rapidement validé par une communauté active
  • propose une hybridation, une offre multiservice, sans pour autant s'éparpiller
  • mette en place de l'animation (humaine). La présence d'un facilitateur sur place, ou à minima d'un ou plusieurs référents ayant la connaissance des compétences de chacun et des ressources disponibles.
  • Le lieu (et l'équipe dirigeante) doit faire preuve de dynamisme pour éviter de sombrer dans une routine.

Gouvernance partagée

La gouvernance partagée est un exercice très difficile, il est important qu'elle soit périodiquement (ré)évaluée, revisitée. Pourquoi pas à l'aide d'une évaluation périodique externe.

Le ou les leaders doivent avoir conscience du fait qu'ils le sont (leaders), et être clairs sur leurs intentions, notamment en cas d’essoufflement.

Une séparation entre l'opérationnel et la vision globale semble primordiale. Le gérant·e de l'espace ne peut dans de bonnes conditions être submergé·e par la gestion au quotidien et prendre le recul nécessaire au pilotage du Tiers Lieux.

Il est également important de séparer autant que possible les tâches administration, de gestion, les décisions, de l'humain. Afin de limiter au maximum les décisions prises à chaud ou affinité au détriment de l'intérêt général.

Valorisation du bénévolat : cette problématique a également été évoquée dans quasi tous les ateliers. Un système de SEL, monnaie locale ou a minima comptage de temps doit être mise en place (mais compliqué en pratique), pour valoriser le temps et l'énergie passée.

Modèle économique

Pour fonctionner et se pérenniser, un Tiers Lieux doit tendre à l'autonomie financière. C'est un critère primordial et que chacun doit avoir à l'esprit. Un Tiers Lieux n'est pas un lieu subventionné et mis à disposition, mais bel et bien un lieu autogéré et autofinancé par un collectif citoyen. Si des subventions ou des aides peuvent et idéalement doivent intervenir, c'est plutôt en phase d'amorçage, mais l'objectif est alors de réfléchir à un modèle économique viable sur le long terme.


Indicateurs de réussite

Les indicateurs de réussite pourraient être définis par un atelier (ou par une tête de réseau), mais nous n'avons fait qu'en évoquer quelques uns, l'idée n'étant pas d'être exhaustifs mais simplement de donner des pistes.

Les indicateurs sont qualitatifs ou quantitatifs, mais souvent les deux notions sont imbriquées.

Exemples d'indicateurs : chiffre d'affaire, nombre d'adhérents, de coworkeurs, typologies des métiers représentés, …

Indicateur de gestion : partage d'information, efficacité, ..

Les indicateurs doivent être indices de performance, et sont à mesurer également au niveau des coworkeurs et entreprises hébergées (quel est l'impact du Tiers Lieux sur la productivité des coworkeurs)

Les indicateurs ont besoin d'être racontés.


Conclusion

Une fois de plus, le lien avec l'atelier “Réseau de Tiers Lieux” est assez fort. Cette notion de facteurs de réussite et d'indicateur prenant tout son sens si l'analyse est réalisée comparativement avec d'autres Tiers Lieux.

Une prestation / un rôle imaginable pour le réseau serait de prendre en main cette analyse et d'accompagner à sa mise en œuvre.

  • /var/www/dokuwiki/data/pages/tiers_lieux_perigordins/reunions/le_petit_ramdam_des_tiers_lieux_perigordins/atelier_facteurs_et_indicateurs_de_reussite
  • Dernière modification: 26/11/2018 00:25